Aujourd’hui, je me suis assis dans un café qui me semblait pour le moins très français à première vue. Ces français et françaises tout droit de France qui habitent de façon permanente ou temporaire cette belle métropole qu’est Montréal. Remarquons qu’ils pourraient très bien être belges, ne sachant faire la différence. Chacun ayant sa posture, sa façon de parler et de s’exprimer. Les gestes que font leurs mains afin d’accompagner leurs paroles. J’ai vite compris que je n’étais pas à ma place.
Ce café n’offrant aucune prise de courant pour brancher mon laptop, ce café n’offrant même pas une simple connexion Internet. Plus que les minutes s’avancèrent, plus que je regrettais mon choix de l’avoir choisi plutôt qu’un autre. Moi qui voulais me stationner pour plusieurs heures, après quelques minutes je songeais donc à partir. Tout cette haine, tout ce dégout, me provenait-elle suite à ma récente rupture avec une française ou tout simplement à mon désarroi face à tous ces étrangers. Je me souviens d’une fois justement, après ma rupture avec une artiste, je me suis mis à détester tous ces pauvres artistes, minables, mendiant dans les métros et réseaux souterrains de Montréal. Pourquoi est-ce si facile de détester? Pourquoi est-ce si difficile d’oublier, mais surtout pourquoi aimons-nous celle que nous détestons le plus.
Le cœur brisé, les questions et les pensées qui jaillissent mon esprit, cherchant un sens à ma vie, essayant de comprendre la nouvelle tournure que prend ma vie. Ce récent événement aura changé ma vie, en bien, en mal, beaucoup trop tôt pour le savoir. Avec un unique désir du fort intérieur le désir de pouvoir revenir dans le passé. Mais si nous pouvions vraiment retourner dans le passé, voudrions-nous revenir avant l’événement précédent, ou l’autre d’avant. Jusqu’où nous voudrions-nous reculer?. Et si nous pouvions vraiment reculer dans le temps, voudrions-nous vraiment revivre une 2e fois ces mésaventures. Bien que nous croyons que la vie sera différente, au fond nous savons que nous commettrions les mêmes erreurs, car même sans revenir dans le temps, nous continuons de faire et refaire les mêmes erreurs. Nous sommes samedi, et je qualifierai cette journée comme étant un samedi noir. Bien que je sois heureux et paisible dans mon fort intérieur, je n’arrive pas à décoder comment je me sens. Même si je reviens tout juste d’une toute nouvelle rencontre, cette rencontre me laissant ni chaud ni froid.
Cette jeune et belle demoiselle, de moins en moins belle chaque nouvelle fois que je la revois. Est-ce parce que je suis sobre contrairement aux précédentes fois? Cette jolie barmaid, très sympathique, mais sans plus ni moins. Vous ai-je dis que je suis tourmenté par mes pensées? Hé bien, vous l’avez deviné en lisant ce texte.
Je pourrais mettre fin à ce texte dès maintenant, je pourrais continuer cette histoire dans un autre texte, mais ça serait à recommencer, et encore et encore. Ce moment présent ne sera plus jamais le même, il ne me sera jamais possible de recréer ces émotions présentes, cette façon de me sentir. Devrais-je arrêter d’écrire et mettre une fin, ou devrais-je continuer car après tout je me sens bien. Bien que je ne dis rien d’important, bien que le fait de me lire ou non ne changera rien à votre vie mis à part de peut-être mieux comprendre comment je me sens à l’intérieur, comment je raisonne, comme je pense, comment je soustraits. J’entends déjà la personne qui publiera ce texte me dire, non mais il est fou !!! Probablement jamais ce texte ne sera lu. Mais il aura été écrit. Alors, vous vous dites pourquoi écrire si personne ne nous lit. Bien qu’à l’époque où nous étions tous à l’école, certains détestaient les productions écrites à cause de leurs contraintes ou de leur manque d’imagination. Tandis que d’autres écrivaient, écrivaient et écrivaient jusqu’à usée le bout de leur mine de crayon. Malheureusement, nous n’avions jamais assez de temps pour écrire. Qui sait, peut-être si nous avions pu écrire sur un ordinateur, nous aurions eu plus de choses à dire. Ces années me manque, l’âge de l’insouciance.
J’aimerais avoir un fils… Avoir un fils pour lui apprendre de ne jamais raisonner comme son pauvre père. Malheureusement, cela est probablement héréditaire. Mon fils se sentira un jour probablement comme je me sens, gêné, il n’osera jamais m’en parler, faisant semblant que vous va bien. Gêné, je n’oserai probablement jamais lui demander. D’un regard complice croisant nos yeux, nous hocherons la tête faisant signe que nous nous comprenons. Dans tout ce malheur, il y aura quelque chose de beau et unique, quelque chose entre père et fils. Mon fils sera LE meilleur, je le sais. Et là, vous vous dites que chaque père croit que son fils sera LE meilleur, mais moi je sais… Je sais que j’ai raison, et je sais aussi que je ne raisonne pas comme les autres. Par conséquent, OUI, je crois avoir toujours raison et que les autres sont toujours en tord.
Mais je sais reconnaitre les certaines personnes qui m’entourent et qui quelques fois ou bien souvent ont raison. Malheureusement peu sont les fois où que je leur dis. Non par fierté ou par orgueil, mais plutôt par gêne. La gêne de reconnaitre chez soi qu’on a tord et devoir dire à l’autre, OUI tu as raison, comme ça coupant les paroles et les idées de la personne. Ce serait impoli et ça me mettrait dans une position inférieure, inférieur à mon interlocuteur. Non que je ressens le besoin d’être supérieur, mais je dois faire en sorte de me protéger, de me protéger au mal que mon interlocuteur pourrait m’exposer. À l’inverse, nombreuses sont les personnes qui disent n’importe quoi sans jamais penser un traite mot de ce qui disent. Moi je dis n’importe quoi en disant tout ce que je pense. Nous résumerons donc ceci comme cela: Vous pensez à ce que vous dites, tandis que je dis ce que je pense. Dans la société que nous vivons, avec l’instruction que nous avons reçue et avec l’hypocrisie que vous aurez acquise, vous arriverez toujours en premier à côté de moi. Du premier jugement, vous paraîtriez plus beau, plus intéressant, plus de confiance, les gens vous préféreront qu’à moi. Mais après mur réflexion, les gens comprendront que j’avais encore une fois raison et vous tord. Vous vous dites peut-être que je suis trop pessimiste trop dépressif, mais bon Dieu que je suis près de vérité.
Je vous répondrais encore : « Oui, je sais, j’ai raison! ». Je ne sais pas pourquoi que je suis comme ça, je ne sais pas comment j’ai fait pour en arriver là. Est-ce après avoir reçu un coup à tête? Après avoir tombé sur la tête? Est-ce héréditaire? Est-ce ma force de trop analyser. Beaucoup me reprocheront de trop penser, de penser trop loin. Tandis que d’autres me reprocheront aussi de trop parler et pas assez écouter les autres. Mais le problème est que les autres ne pensent pas assez, ils peuvent dirent un propos sans même le développer. Alors, qu’aurais-je à écouter? Le silence de notre conversation trop brièvement. Et on me répondra donc que je dois apprécier les silences. Un dicton dit que les silences peuvent être très révélateurs. Un silence signifierait une pause, une pause car mon esprit aurait arrêté de penser. Alors, je me mettrai donc à penser si je suis-je Mort?
Où est le juste milieu entre penser et ne pas penser? Parler et ne pas Parler? Écouter, mais ne pas écouter? Que dois-je écouter quand les gens ne disent rien? Les gens sont intimidés de parler en ma présence, voilà la vraie raison. J’ai une forte personnalité qui intimide les personnes. Alors par défaut, ceux-ci préfèrent se mettre à une position inférieure à moi. Nous croyons que l’Univers est infini avec incertitude, mais moi je suis certain que mes pensées sont infinies. Elles n’ont aucune fin. Déblatérant d’un sujet à l’autre sans lien de près ni de loin. J’ai su changer de sujets comme nous changeons de chaines de télévision lorsque nous zappons. Ce qui fait de moi une personne très incomprise. Ce texte qui ne dit rien, mais qui est très révélateur sur ma pensée, je pense que je ne l’enverrai pas. Les effets seront plus néfastes que bénéfiques, surtout quand nous comprenons vraiment le réel objectif de ce texte. Qu’en est-il? Hé bien, non je ne peux pas vous le dire…. Peut-être un jour certains professeurs de littérature française analyseront ce texte et en conclurons certaines hypothèses. Quand dans le fond, je vous le répète ce texte n’a pas vraiment lieu d’être. Alors est-ce à cause de ce petit café sur une rue qui semblerait être St-Denis ou peut-être bien St-Hubert? Ou est-ce à cause de la musique que j’écoute en ce moment? Ou est-ce à cause de ces français? Comment un docteur me diagnostiquerait? Mais qu’est-ce que j’ai? Hé voilà, je remarque à l’instant que le couple en diagonale de moi à changer. Mais hors l’apparence, il ne semble pas vraiment différent du précédent.
Est-ce ça l’amour? Toute la même histoire, mais avec des personnages différents? Ah mon Dieu que ce texte mène nulle part, c’est pourquoi que d’un ton sec et direct je vais finir ce texte ici.